RECORD DES FAILLITES EN REGION BRUXELLOISE

 

Le bureau d’informations commerciales Graydon a publié une étude sur les faillites d’entreprises au cours des 5 premiers mois de 2017. L’UPHTC faut écho aux principales conclusions relatives à l’économie bruxelloise.

Hausse record des faillites à Bruxelles en mai 2017 !

En mai 2017, quelque 1035 faillites ont ainsi été enregistrées en Belgique ce qui correspond à un taux de croissance annuel par rapport à la période équivalente de l’année 2016, de 16,82%. Il s’agit d’une hausse significative.    

Avec 331 faillites enregistrées en mai dernier sur son territoire et un taux de croissance annualisé de 54,67% c’est la Région de Bruxelles-Capitale qui a été la plus frappée par le phénomène. A titre de comparaison, le nombre de faillites a progressé au cours de la période sous revue de 4,07% en Flandre et de 6,61% en Wallonie. En région bruxelloise, le pic historique de mai 2015 (231 faillites) a été pulvérisé.

Plus de 1000 faillites à Bruxelles durant les cinq premiers mois de 2017 !

De janvier à fin mai 2017, 4642 faillites ont été répertoriées au niveau du royaume ce qui correspond à une hausse annuelle de 8,99% et à une perte globale de 8733 emplois. Au niveau de la Région bruxelloise, ce sont 1026 défaillances d’entreprises qui ont été enregistrées, soit une augmentation de 36,82%. A titre de comparaison, les résultats s’avèrent beaucoup plus favorables au niveau des deux autres régions avec des progressions annualisées respectives de 2,62% en Flandre et de 4,67% en Wallonie. Les pertes d’emplois induites par ces fermetures forcées d’entreprises bruxelloises ont porté sur 1972 postes de travail contre 4117 en Flandre et 2644 en Wallonie.

L’Horeca et le commerce de détail bruxellois très touchés

Au niveau de la capitale-du pays, la ventilation des données par secteur de l’activité économique révèle que respectivement 192 et 153 faillites ont été déclarées dans les secteur de l’Horeca (surtout les cafés et la restauration) et du commerce de détail durant les cinq premiers mois de l’année 2017. Si on examine les résultats par rapport à ceux de la période équivalente de l’année passée, la progression en termes annualisés a porté sur 13,6% au niveau de l’Horeca et de 35,4% au niveau du commerce de détail.

Une comparaison avec les bilans observés dans les deux autres régions, fait apparaître, au niveau du secteur Horeca, une baisse annuelle des faillites de 2,3% en Flandre mais une très forte hausse de 25,01% en Wallonie. En ce qui concerne le commerce de détail, la détérioration du climat économique dans les autres régions (réduction du nombre de faillites de 6,3% en Wallonie et progression nulle en Flandre) a été nettement moins sensible qu’à Bruxelles.

Les autres secteurs de l’économie bruxelloise n’ont cependant pas été épargnés. Le taux de croissance annualisé est ainsi de 35,2% au niveau du secteur de la construction, de 75,8% au niveau de celui des transports, de 74,5% en ce qui concerne les entreprises de services et de 152,6% pour le secteur des garages et assimilés.

Les petites et jeunes entreprises parmi les plus fragiles

L’analyse de l’âge et de la forme juridique des entreprises qui ont disparues, démontre que ce sont celles qui ont été créées il y a 4 années ou moins, et les très petites entreprises qui ont le plus souffert. Ainsi, les sociétés à responsabilité limitée et les entreprises unipersonnelle représentent respectivement pas moins de 57,84% et 18,46% des entreprises déclarées en faillite au cours des 5 premiers mois de 2017. Les starters installés depuis moins de 4 ans, se trouvent dans le classement de tête des entreprises faillis avec 34,20% du total. Il existe une nette corrélation entre l’ancienneté de l’entreprise et la probabilité à se maintenir à flots durant les périodes conjoncturelles difficiles.

 Restaurer l’image de Bruxelles et promouvoir le commerce de détail bruxellois

Les données publiées par le bureau d’informations confirment l’ampleur des difficultés auxquelles a été confrontée l’économie marchande bruxelloise durant l’année 2016 (attentats terroristes, installation du piétonnier de l’hyper centre, fermeture de tunnels importants pour la mobilité commerciale…) mais démontrent également qu’au niveau de la région bruxelloise, la crise n’a pas fini de produire ses effets négatifs en termes de suppression d’entreprises et d’emplois.

Ces résultats confirment également les informations recueillies par l’UPHTC sur le terrain lors de ses enquêtes et de ses sondages auprès des acteurs économiques bruxellois.

Depuis 2015, l’image de Bruxelles s’est détériorée tant auprès des touristes que des clients extra muros, si important en termes de chiffre d’affaires pour le commerce du centre-ville.

La dynamique économique passe par la restauration de l’image de la capitale du pays en termes de propreté-sécurité, de l’esthétique des espaces publics, de la qualité de l’offre commerciale, du réaménagement du centre-ville mais aussi la mise en ligne des commerces de détail.

 

L’UPHTC plaide pour une l’installation d’une réelle concertation entre les autorités régionales et communales et les commerçants bruxellois niveau de telles politiques.

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