PRÉVISIONS ECONOMIQUES POUR LA RÉGION BRUXELLOISE

 

L’IBSA a publié ses perspectives économiques régionales pour 2017-2022.  Basées sur les travaux du Bureau Fédéral du Plan, elles tablent sur l’hypothèse de travail d’une croissance continue de l’économie belge de 1.5% par an et la prise en compte des mesures de limitation du coût du travail.

La Région bruxelloise rattrape son retard de croissance à partir de 2019

Pour rappel : par le passé, au cours de la période 2009-2015 qui a suivi l’éclatement de la crise financière de 2008, la croissance s’est révélée particulièrement soutenue en Flandre (1.2%/an) et particulièrement faible en région bruxelloise (0.1%/an) et en Wallonie (0.3%/an).

Par la suite, à court terme, au cours de la période 2016-2017, ces différentiels de croissance régionale se sont progressivement résorbés avec un taux de progression du PIB flamand de 1.7%/an contre une augmentation de 1.3%/an en Wallonie et de 1.1%/an pour Bruxelles.

A moyen terme, au cours de la période 2019-2022, La Région de Bruxelles-Capitale devrait rattraper son retard et les taux de croissance régionale s’établiraient respectivement à 1.6%/an au niveau de la Flandre, à 1.3% en Wallonie et à 1.3% en Région bruxelloise.

Au niveau sectoriel, ce sont les branches d’activité tertiaires des « Services aux entreprises » et du « Crédit et assurances » qui contribueront le plus à la croissance économique.

Une croissance économique très intensive en main d’œuvre

La stabilité de la croissance économique et les mesures prises pour limiter le coût du travail donneront lieu à une augmentation annuelle de l’emploi dans les trois régions.

Au cours de la période 2016-2022, les créations nettes d’emploi porteraient en moyenne sur 30.000 unités par an (soit près de 211.000 emplois cumulés sur la période) en Flandre contre 10.700 par an en Wallonie (soit près de 75.000 emplois cumulés) et contre 5 100 par an en Région de Bruxelles-Capitale (soit près de 36.000 emplois cumulés).

Une bonne nouvelle : au cours des 15 prochaines années, la part des personnes domiciliées en région bruxelloise, dans l’emploi intérieur de leur propre région mais aussi dans celui des deux autres régions, ne fera que croître. Au cours de la période 2016-2022, avec une progression de 1,4% par an en moyenne, Bruxelles bénéficiera de la croissance de la population active occupée la plus élevée. Les résultats prévisionnels équivalents au niveau de la Flandre et de la Wallonie, s’élèvent respectivement à 0.9% et 0.8%.

L’offre de travail, encore dénommée population active, est influencée par les impulsions démographiques au sein des régions mais aussi par la politique des fins de carrière. A Bruxelles, les évolutions démographiques jouent un rôle majeur.

Et une baisse continue du taux de chômage

Les évolutions attendues au niveau de l’offre de travail et de la population active occupée exerceront un impact à la baisse sur le taux de chômage qui passerait ainsi en région bruxelloise de 18,4% en 2016 à 14,5 en 2022. Les Régions flamande et wallonne devraient également connaître une baisse continue du chômage qui s’élèverait à 11,9% en Wallonie (contre 15,1% en 2016) et à 5.1% en Flandre (contre 7.8% en 2016).

 

Francine Werth

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